DOUBLET 2000

| INTERVENANT-E-S |

(© Ariane DOUBLET Les Terriens 2000)

Le MASTER DOCUMENTAIRE « Écritures du réel » repose sur trois types d’interventions pédagogiques – un apport théorique et culturel, un savoir pratique et professionnel et un stage en entreprise – et est construit à partir d’un double champ de compétences :

– d’une part, celui des professionnels associés, issus des différents secteurs ciblés, qui ont pour mission d’enrichir les contenus universitaires par le savoir et le savoir-faire professionnels, dans le domaine notamment de la réalisation de films documentaires, de la valorisation du film, de la gestion de projet, du droit, de la PAO et du suivi de production. Ces intervenants ont pour mission d’être l’interface avec le monde de l’entreprise, permettant à la formation de rester au plus près des exigences d’un secteur des plus dynamiques dans notre région.

– d’autre part, celui des enseignants et des enseignants-chercheurs en cinéma, qui interviennent sur plusieurs plans. D’abord en aidant les étudiants à acquérir des qualités rédactionnelles, des connaissances, une distance critique et les outils pour mener à bien un projet. Ensuite en transmettant une réflexion approfondie sur l’histoire des images, une connaissance précise des documents (film et non-film), existant autour de tout objet filmique.

Présentation d’un film au Tambour

| QUELQUES PROFILS D’ENSEIGNANTS ET D’INTERVENANTS : 

Ce parcours de master est co-dirigé par Patrick LE GOFF et Grégory WALLET, qui assurent la majeure partie du suivi des projets écrits, développés et réalisés tout au long des deux ans du master et qui organisent la formation en général.

Patrick LE GOFF | Agrégé d’arts plastiques, responsable pédagogique de la licence professionnelle CIAN | Co-créateur du master NUMIC | Enseigne l’analyse et la pratique cinématographique au sein du département des Arts du Spectacle | Réalisateur de portraits et d’entretiens filmés (Agnès VARDA, Alexandre TRAUNER, Peter GREENAWAY, Rafik AL SABBAN, Yousry NASRALLAH, Samir SEIF, Daniel HUMAIR, Yvon MARCIANO, Nicolas PHILIBERT…) | Réalisations sonores, musique ou bruitage (Islandais de Patrice ROTURIER, Court circuit et L’Homme aux bras ballants de Laurent GORGIARD, Avoir un bon copain de Bruno COLLET…) | Création de programmes d’enseignement à distance (Licence Pro CIAN, campus Mazier à Saint-Brieuc)| Concepteur et auteur d’un site sur l’analyse de séquences cinématographiques : http://www.analysesdesequences.com.

Grégory WALLET | Titulaire d’une thèse de doctorat en Sciences Cognitives, il a consacré ses premiers travaux de recherche à l’étude de la perception et de la cognition des images en mouvement (notamment dans des situations de réalité virtuelle ou de réalité augmentée). Il a rejoint l’Université Rennes 2 en 2014 comme enseignant-chercheur en Études cinématographiques, où il est co-responsable du parcours de master Écritures du réel et membre du laboratoire Arts : pratiques et poétiques (EA 3208). Il travaille aujourd’hui sur la réception spectatorielle et, plus précisément, sur l’immersion du spectateur au cinéma en combinant plusieurs approches (principalement historique, technique et cognitive). Il a récemment co-dirigé deux ouvrages collectifs à paraître: De l’écran géant à l’espace domestique : Histoires et esthétiques des formats cinématographiques, PUR, 2022 (co-direction avec Simon Daniellou et Roxane Hamery) et De l’immersion au cinéma, 2023 (co-direction avec Marc Christie et Jean-Baptiste Massuet).
Grégory Wallet a également une activité de chercheur-créateur. Il a par exemple écrit et réalisé le documentaire Trumbull Land (produit par Vivement Lundi! en 2018 et diffusé en juillet 2020 sur France 2) consacré à Douglas Trumbull, réalisateur, concepteur d’effets visuels et inventeur.

Page perso Rennes 2: https://perso.univ-rennes2.fr/gregory.wallet

Les ateliers et cours sont assurés par des professionnel-les et des enseignant-e-s, dont voici quelques profils :

Victor BARBAT | Champs de recherche : Histoire globale des cinémas d’actualités. Cinéma et histoire. Pratiques des opérateurs d’actualités en temps de guerre. Cinéma, propagande et théories des médias. Histoire du patrimoine cinématographique. Publications : « Evidence and Soviet Rhetorical Devices: Staging Justice at the Nuremberg Trial, 1945-1946 » (Seeking Accountability for Nazi and War Crimes in East and Central Europe. A People’s Justice?, V. Voisin, I. Tcherneva et E. Le Bourhis (dir.), Rochester, 2022) « Une cinémathèque de papier. La tentative déçue de création d’un musée du cinéma en URSS (1922-1931) » (Les Cahiers du CAP, no 9, 2021) ; « Une guerre en marge. Le conflit sino-japonais sur les écrans soviétiques, 1938-1941 » (Conserveries mémorielles, no 25, 2020) ; « Un opérateur en guerre : le parcours de Roman Karmen, 1941-1945 » (Par le fil de l’image. Cinéma, guerre, politique, S. Lindeperg (dir.), Éd. de la Sorbonne, 2017), « Bannières et drapeaux, sur quelques manières de les lever et de les représenter : l’exemple du Reichstag, mai 1945 », (1895, no 74, 2014).

Julien BOSSÉ | Après un bac cinéma à Angers, il commence à travailler en tant que cadreur/JRI/monteur indépendant en Télé Locale et pour Canal +. Reçu au concours de la Fémis image, c’est dans cette école qu’il rencontre Rithy PAHN et s’oriente alors vers le documentaire. directeur de la photographie et réalisateur. Plus de détails ici et sur son site https://www.julienbosse.com/.

Pauline BURGUIN | Autrice et réalisatrice. Un parcours universitaire la propulse en Egypte pour apprendre le dialecte local, puis à Marseille et Avignon dans la production du Spectacle vivant. C’est en Bretagne, dans le Finistère, qu’elle s’installe en tant que rédactrice et réalisatrice pour des médias en ligne et des magazines pour la télé. Ses thèmes de prédilection sont la culture, les minorités, la musique et la mer. Son premier documentaire retrace la genèse d’un orchestre éphémère au sein d’une académie de musiques populaires, la Kreiz Breizh Akademi. Son travail d’écriture et de réalisation s’inscrit dans une démarche de correspondances, réelles ou imaginaires, entre les cultures, les langues, les récits. Pauline anime et participe à des ateliers d’écriture et de réalisation, s’investit dans diverses associations de professionnels de l’audiovisuel. Notamment au Pôle audiovisuel de Douarnenez-Cornouaille où elle partage un bureau avec une bande de goélands argentés.

Fabrice DUGAST | Auteur, Réalisateur, Producteur. Fabrice Dugast fait ses études entre Rennes et Brest, axées sur l’audiovisuel et les nouvelles technologies. Il part en coopération en Allemagne, et s’y installe pendant 4 ans comme réalisateur multimédia. Il s’installe ensuite à Strasbourg et participe au lancement d’Arte. Il réalise plusieurs habillages, programmes courts et documentaires pour Arte, jusqu’en 1996 où il crée la société 3X+. Avec 3X+, jusqu’en 2016, il produit des habillages d’antenne, des courts métrages, produit et réalise Court-circuit, le magazine du court métrage pour Arte et de nombreuses applications interactives. En 2017, il s’installe en Bretagne pour se recentrer sur l’écriture et la réalisation. Il réalise la série UBURAMA (web et TV) et produit pour Vivement Lundi le court métrage Entre Sombras nominé aux Césars 2019. Il développe actuellement plusieurs projets, dont certains en VR.

Antony FIANT | Professeur des Universités, collaborateur de revues de cinéma, notamment Trafic, Positif et Images documentaires. Champs de recherche : Esthétique du cinéma. Cinéma contemporain. Écriture documentaire. Publications : (Et) Le cinéma d’Otar Iosseliani(fut), L’Age d’homme, 2002 ; Le cinéma de Jia Zhang-ke, no future (made) in China, PUR, 2009 ; Pour un cinéma contemporain soustractif, PUV, 2014 ; Wang Bing, un geste documentaire de notre temps, Warm, coll. « Cinéma », 2019.

Mirabelle FRÉVILLE | Réalisatrice, programmatrice et documentariste. Après des études d’anthropologie politique et de cinéma, elle s’occupe des achats des courts et moyens métrages pour Arte. En 1995, elle part s’installer en Bretagne où elle devient documentaliste sur des films d’archives et programmatrice de festivals de films (Brest, Doc Ouest, Travelling). Elle réalise son premier film La source en 2012, co-écrit L’or rouge avec Philippe Baron en 2014 et réalise La bobine 11004 en 2020. Ce documentaire est pré-sélectionné pour concourir au César 2022 du Meilleur film de court métrage documentaire.

Roxane HAMERY | Professeure des Universités, champs de recherche : Histoire du cinéma scientifique. Histoire des réseaux de diffusion culturels du cinéma. Cinéma et jeunesse. Cinéma et éducation. Publications (ouvrages) : Ténèbres empoisonnées ? Cinéma, jeunesse et délinquance de la Libération aux années 1960, AFRHC, 2017 ; Jean Painlevé, le cinéma au cœur de la vie, PUR, 2009 ; Le Court métrage français 1945-1968 (2), documentaire-fiction, allers-retours, PUR, 2008 (codirection avec Antony Fiant) ; Agnès Varda le cinéma et au-delà, PUR, 2009 (codirection avec Antony Fiant et Eric Thouvenel) ; La Télévision et les arts, soixante années de production, PUR, 2014 (sous la direction de) ; Jean Epstein : actualités et postérités (codirection avec Eric Thouvenel), PUR, 2016.

Lucie HARDOIN | Après une formation de musicienne et d’ingénieur du son, Lucie Hardoin s’intéresse aux nouvelles technologies à travers le son binaural et la vidéo. Depuis ses études à Brest, elle se spécialise dans la captation de paysages et de balades sonores en utilisant la technique de prise de son binaurale qu’elle a découverte auprès de Pascal Rueff. Elle construit tout d’abord une tête artificielle puis s’équipe de sa propre tête, la Neumann KU100 réputée mondialement pour la qualité de ses prises. Elle utilise des plugins de synthèse binaurale permettant de fabriquer un environnement 3D à partir de n’importe quelle prise de son. Passionnée de jazz , Lucie Hardoin part en 2004 à New York où elle co-réalise avec Ronan Cabon quatre documentaires de 52 minutes sur la nouvelle scène new-yorkaise : « Free Zone », « Bands of Brooklyn », « Où va le jazz » volume 1 et 2. Ces films sont diffusés à travers de nombreux festivals et événements autour de la musique. Parallèlement, elle met en place des ateliers afin de sensibiliser les jeunes au jazz, musique de qualité mais peu médiatisée.Elle développe d’autres ateliers, cette fois-ci autour de l’image et du son, pour transmettre son goût des méthodes de production et postproduction cinématographiques. Chef opératrice son en tournage de fictions et de documentaires depuis plusieurs années, elle développe également un lien entre image, son, musique et cinéma, créant ses propres contenus visuels et utilisant des outils de mixage vidéo en live. Elle est intervenante professionnelle à l’ISB (Image et Son Brest), à l’Université Rennes 2, en BTS option son à Lesneven et à l’ESRA (école supérieure de réalisation audiovisuelle) à Rennes. luciehardoin.com www.sonbinaural.com

Anne-Sophie KNOBLOCH-BARD | Formatrice spécialisée en droit de la propriété intellectuelle et droit de l’audiovisuel | Après des études de droit à l’Université de Rennes 1 puis à l’Université Paris 2 , elle a travaillé une dizaine d’années dans les secteurs de l’édition (juriste – Flammarion) et de l’audiovisuel (déléguée cinéma du SPI – Syndicat des Producteurs Indépendants) avant de développer une activité de formation | Elle anime depuis 2012 sur la Région Bretagne des modules de formation initiale et continue, notamment dans le secteur de la communication et de la culture, s’adressant à des publics variés : professionnels de l’audiovisuel, de la musique ou des arts visuels, associations, étudiants etc. | Champs de compétences principaux : droit d’auteur – droit à l’image – droit de l’audiovisuel.

Anne KROPOTKINE | Documentariste, chercheuse, scénariste, auteure de création sonore et radiophonique | Fortement inspiré par l’histoire et les archives, son parcours se construit avec le son : documentaires à la radio (France Culture, RTBF, RTS), créations sonores dans le collectif rennais Micro-sillons qu’elle a co-fondé avec Séverine LEROY en 2012 (en lien avec la recherche et le patrimoine), installations et parcours sonores (musées, monuments, villes, manifestations culturelles, etc.), webradio à l’université Rennes 2 (wikiradio), collecte d’archives orales, conférences et ateliers de création sonore et radio en milieu scolaire, à l’Université ou lors de formations diverses. Elle participe à plusieurs projets sonores internationaux (Europe, Turquie, Tunisie). « Je chemine entre l’archive et la création, entre la démarche historique et la démarche artistique et documentaire, entre la recherche et la transmission du savoir, entre l’écrit et l’oral, entre l’écriture académique et l’exploration d’un autre langage, avec pour fil conducteur, le son. » (cf. article « Sur la piste de Sadok B », Entre-Temps, 2019) (https://anne-kropotkine.fr/).

Théophile LEMAÎTRE | Technicien audiovisuel, spécialisé en prise de vue et éclairage. Réalisations : Conception du projet transmédia Recyklo Pixel Game. Réalisations de court-métrages variés, d’entretiens de chercheurs et doctorants. Mise en place et captations d’opéra, de concerts avec le CREA (Finales de Ma thèse en 180 secondes 2023, Brahms le Tzigane, Le cauchemar de Séville 1982-2022, concert CIAN Songø, concert CIAN Yeko, LEMMA divas du monde Algérie, Gracias à la vida, Révisez vos classiques De Berlioz à Saint Saëns…).

Denis LE PAVEN | Chef monteur depuis 1992. Après avoir commencé à travailler à Paris en tant que chef opérateur, ingénieur du son (Radio-Canada,ONF) et monteur (Duran, Arte, France Télévisions), il se spécialise finalement en montage | Il part au Cameroun, pour le Ministère des Affaires Etrangères et met en place un centre de formation à la post-production audiovisuelle pour l’Afrique Centrale. Après 5 ans à gérer le centre et à former des réalisateurs et monteurs de la francophonie, il rentre en France et s’installe à Rennes | Depuis il monte de nombreux documentaires pour les chaines nationales et locales ainsi que des court-métrages de fiction | Il intervient depuis  2005 en licence Art du spectacle, et depuis 2009 en licence Pro CIAN.

Henri PUIZILLOUT | Ingénieur du son et mixeur, directeur du studio de post-production L’Oreille du chat, tombé dans la marmite sonore tout petit, a débuté son métier en 1986, toujours en indépendant comme artisan du son : chef opérateur son, monteur son, mixeur. Travail en fiction, en animation, et beaucoup en documentaire. Travaille sur le son ambisonique et ses applications comme les films en VR-360°, sans pour autant abandonner le travail en stéréo et multicanal pour les films « dit » traditionnels. Adore les belles machines pour faire des beaux sons qui racontent de belles histoires … avec émotion.